Contenu sponsorisé

Pascal Levaillant

levaillant1Aujourd’hui force est de constater que beaucoup d’artisans, d’artistes utilisent de plus en plus le bois flotté. Depuis 2006, je collecte en Normandie des Bois Flottés sur le rivage de la Côte d’Albâtre et surtout sur les berges de la Seine. De ces formes étonnantes et surprenantes à l’état brut naissent mes « Bêtes de Seine » mais pas seulement. levaillant2 En effet depuis 2010, j’ai développé la mosaïque sur chronoxyle. Des chronoxyles charriés par le fleuve arrivent à s’emprisonner sur les berges de la Seine surtout lors des grandes marées d’équinoxe. Ainsi piégés ces monoxyles de bois flottés redeviennent de potentiels « bois mort » au contact de l’air libre. Ils trouvent une autre vocation en tant qu’œuvre artistique dès lors que je les sculpte et que je les « mosaïque » par la technique du champlevé et du méplat. levaillant3 Le champlevé est un terme de métier qui consiste à pratiquer une rainure dans une pièce le plus souvent du métal comme en orfèvrerie. Cela revient à abaisser le champ d’une pièce afin de pouvoir y incruster une autre pièce, en l’occurrence ici des tesselles de verre ou des smalts vénitiens. Sur mes bois flottés de la collection « Bêtes de Seine » et sur mes chronoxyles de la série des « monoxyles mosaïque » j’utilise cette technique du champlevé. J’évide, je creuse des motifs que je remplis de mosaïque de verre coupée, ajustée tout en jouant avec les couleurs sans pour autant systématiquement composer avec les oppositions de pleins et de creux.   Une partie de mes œuvres sont visibles sur mon site http://www.pascallevaillant.com  A propos de l’art du bois flotté Le bois flotté devient non plus un déchet à retirer des cours d’eau comme une nuisance même si sa prolifération est à canaliser, mais davantage une pièce de bois à part entière offerte à la création artistique, à la sculpture à l’installation en pleine nature dans les paysage des villes, villes d’eau etc…(Arles, Evian, Chaumont sur Loire… ) phoca_thumb_l_javelots-cote-dopale-2010-fwHannah Arendt dans La condition de l’homme moderne/ Je cite « En opposant le monde humain à la nature et en associant l’art exclusivement au monde humain, Hannah Arendt rend au moins justice à la vocation de l’art, qui est d’abord, comme l’a fortement souligné Gilson, de «faire». Cela exclut-il la possibilité qu’une chose naturelle puisse être esthétiquement évaluable ? Non. Mais le bois flotté, la pierre, le coquillage, promus au rang d’œuvres d’art supposent au moins cette intervention humaine minimale par laquelle l’objet sélectionné est en quelque sorte arraché à la nature et introduit dans le monde humain où il est présenté à l’évaluation esthétique. » Source in : Hannah Arendt. L’art, le temps et l’utilité.  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*